Les chiffres-clés du ROSE : bois-énergie, développer la filière tout en préservant la qualité de l’air

12 septembre 2019ContactDounia Yassin

État des lieux et objectifs
La Région, dans sa stratégie énergie-climat, fixe des objectifs ambitieux pour le développement de la filière bois-énergie. En 2030, la filière doit représenter 23 % des énergies renouvelables et de récupération produites localement, soit 8,5 TWh, avec un objectif de 4 TWh pour la valorisation via les réseaux de chaleur et de 4,5 TWh pour l’usage individuel.  

La part de bois-énergie dans les réseaux de chaleur est d’environ 7 %, avec une production d’environ 1,2 TWh. Le bois individuel pèse aujourd’hui pour environ 5 % des consommations du secteur résidentiel (4,7 TWh). Ces consommations individuelles de bois correspondent donc à l’objectif théorique fixé en termes de production, mais la question de l’origine de ce bois se pose. Il est en effet difficile de suivre ce paramètre et d’estimer la part correspondant réellement à du bois francilien.

Le bois individuel : une amélioration des performances des équipements

Les équipements de chauffage au bois posent des questions importantes de dégradation de la qualité de l’air (intérieur et extérieur), étant à l’origine de la majorité des émissions de particules en Île-de-France, toutes sources confondues (28 % des émissions de PM10 primaires et 43 % des PM2.5 primaires – source AIRPARIF). Il ne s’agit donc pas d’encourager leur développement massif au détriment de la qualité de l’air, mais plutôt d’encourager le remplacement des équipements actuels polluants par des équipements performants.

À cette fin, la région et l’ADEME ont mis en place le Fonds Air-Bois pour aider les particuliers souhaitant changer leurs anciens systèmes de chauffage bois.

Informations sur le fonds Air-Bois :
ADEME
Région Île-de-France

Poursuivre la valorisation du bois via les réseaux de chaleur 
Au-delà de la nécessité d’améliorer la performance des équipements individuels existants, il est important de souligner que les chaufferies collectives de plus grande taille ainsi que les chaufferies sur réseaux de chaleur sont plus performantes.

Le développement de ces dernières permettrait donc dans le même temps de se substituer aux énergies fossiles toujours présentes sur les réseaux de chaleur. Par exemple, le charbon représente toujours 7 % du mix des réseaux de chaleur francilien aujourd’hui, ce qui est autant que la biomasse.


Pour rappel, les données énergie-climat du ROSE sont disponibles à travers son outil dédié : ENERGIF. Il est également possible d’obtenir des données complémentaires territorialisées, ainsi qu’un accompagnement personnalisé, en se rapprochant de l’AREC.